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INTERVENTIONS - Lina Puig

Lina PUIG

Montpellier le20 /10/07

Séminaire à l’Hôpital La Colombière

Animé par Jacques PUGET

Service du Dr. François HEMMI

 

La Part de l’Inconscient dans la Clinique des Psychoses

& repérage dans la clinique infantile

 

 

 

 

L’inconscient qui est refoulé dans le cas des névroses, Freud l’a trouvé, dans la psychose, «  à ciel ouvert » selon une expression deLacan, dans le Séminaire III (1). En effet Freud constate que « ces malades offrent la particularité de trahir, certes sur un mode déformé, ce que les névrosés gardent secret »(2).

Mais si l’inconscient est à ciel ouvert, il n’est pourtant pas accessible au traitement psychanalytique : Freud n’y retrouve pas les conditions « de la possibilité d’un succès thérapeutique » (3).

 

Lacan, lecteur de Freud, est amené à conceptualiser les phénomènes de la psychose comme un des avatars du destin du parlêtre, introduisant la distinction autre/Autre, référée à la distinction des registres de l’Imaginaire et du Symbolique. L’Autre, nous dit Lacan, c’est « l’Autre de la parole en tant que le sujet s’y reconnaît et s’y fait reconnaître (4), ajoutant que « dans la parole délirante, l’Autre est exclu »(5).

Mais il réfute la position de ceux qui disent « on ne peut pas faire l’analyse de ceux pour qui l’Autre n’existe pas »(6) dans son texte des Ecrits, « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose » .

Après avoir privilégié l’articulation Symbolique-Imaginaire  dans la psychose, Lacan reviendra sur la problématique psychotique, une dizaine d’années plus tard, en 1966, dans son Introduction à la traduction du livre de Schreber, réarticulant la psychose à la jouissance, dans le registre du Réel.

 

Je développerai ma réflexion autour de trois axes, avec l’éclairage que constitue le texte de Colette Soler, «  L’Inconscient à ciel ouvertde la psychose » :

-L’élaboration freudienne, à partir du Commentaire du cas Schreber (1911) , dans «  Cinq psychanalyses »

-L’élaboration lacanienne, en deux temps, dans le Séminaire III, Les Psychoses, (1955/56) etUne question préliminaire à tout traitement possible de la psychose, puis dans le texte de 1966

-La difficulté spécifique du repérage de la psychose dans la clinique infantile, en me servant des développements de Martine Ménès dans son livre «  Un trauma bénéfique : la névrose infantile » et dans son article « l’Enfant et le psychanalyste » publié dans le n° 4 de la Revue des Collèges Cliniques du Champ Lacanien.

******

 

La thèse à laquelle Freud parvient dans ses « Remarques psychanalytiques d’un cas de paranoïa » repose sur la distinction de ce qui, d’une part est spécifique de la psychose ( maladie de la libido) de ce qui, d’autre part, « découle des processus les plus généraux et les plus naturels de la vie psychique …[même quand il s’agit de] manifestations psychiques singulières et éloignées de la pensée habituelle des hommes » (p.270)

 

Il va ramener ce qui constitue le noyau du délire de persécution de Schreber à des mobiles humains connus (p.286) et il va chercher dans les mécanismes psychiques à l’œuvre, ce qui relève des processus normaux et ce qui appartient à une spécificité paranoïaque.

-Le noyau du délire de persécution se rapportant au médecin Fleschsig, se laisse ramener au terrain familier du complexe paternel…au conflit infantile avec le père [dont] les détails (inconnus de nous) ont déterminé le contenu du délire (7) .

La cause occasionnelle de la maladie est « une explosion de libido homosexuelle passive »(p.290) à l’endroit du médecin-substitut paternel, se manifestant par le fantasme érotique datant de la période d’incubation de la maladie, à savoir «  qu’il serait beau d’être une femme soumise à l’accouplement »et que Freud interprète comme une attitude féminine se rapportant dès l’origine au médecin (8). C’est ce fantasme qui, selon lui, a déclenché une vive résistance… La lutte défensive…adopta, pour des raisons inconnues de nous, la forme d’un délire de persécution (9).

Ce matériel infantile, Freud va en chercher le lien avec  quelque frustration imposée par la vie réelle (10). Il le trouve dans l’aveu de Schreber d’être privé d’enfantet il fait l’hypothèse qu’un fils l’eût consolé de la perte de son père et de son frère, et vers lequel eût pu s’épancher sa tendresse homosexuelle insatisfaite (10). Il reprend ainsi l’idée que la lutte eût pu, peut-être, revêtir une autre forme(9). C’était sa position en 1911.

Si le matériel infantile n’est pas anomalique, ce qui est paranoïaque, nous dit Freud, c’est que le malade pour se défendre d’un fantasme de désir homosexuel ait réagi au moyen d’un délire de persécution (11) .

Et il va chercher le trait distinctif, non pas dans la forme particulière que revêtent les symptômes…mais dans les mécanismes formateurs des symptômes ou celui du refoulement (11).

 

-Quels mécanismes sont à l’œuvre ? Freud les recense et délimite leur incidence :

·Il y a le mécanisme de la projection : la perception intérieure est remplacée par une perception venant de l’extérieur(12).

Pour Schreber : «  aimer un homme » est le noyau du conflit====>je ne l’aime pas( dénégation)====> je le hais ====>il me hait (projection).

Mais la projection n’est pas un mécanisme exclusivement paranoïaque : de fait, une participation lui est normalement assignée dans notre attitude envers le monde extérieur (12).

·Il y a le détachement de la libido : le malade a retiré aux personnes de son entourage et au monde extérieur tout l’investissement libidinalorienté jusque là vers eux ( sentiment de fin du monde) (13).

Là encore, le détachement de la libido est un processus normal : Nous retirons sans cesse notre libido de certaines personnes et de certains objets, sans pour cela tomber malades (14).

 

- Il y a cependant, une spécificité du détachement paranoïaque : c’est la thèse de Freud.

Dans la paranoïa, la libido libérée se fixe sur le moi ; elle est employée à l’amplification du moi . Ainsi, il y a retour de la libido au stade du narcissisme.

A ce stadeintermédiaire entre auto-érotisme et investissement d’objet, le moi était l’unique objet sexuel (14).

 

-Le délire comme tentative de guérison : c’est l’autre thèse de Freud.

 

Dans l’évolution du délire, Schreber trouve « sa » solution au conflit. Freud note qu’en remplaçant Fleschsig par Dieu, après une intensification de la persécution, le contenu du délire devient acceptable. Il était impossible à Schreber de se complaire dans le rôle d’une prostituée livrée à son médecin ; mais la tâche qui lui est à présent imposée, de donner à Dieu lui-même la volupté qu’il recherche, ne se heurte pas aux mêmes résistances de la part du moi. L émasculation n’est plus une honte …elle permet une création nouvelle de l’humanité après l’extinction de celle-ci…    une nouvelle race d’hommes, nés de l’esprit de Schreber (15)… mais il ajourne dans un avenir lointain la solution trouvée (15), ce qui lui permet d’écrire ses Mémoires !

Le délire des grandeurs :

Le moi dédommagé par la mégalomanie lui permet d’accepter le fantasme de désir féminin (p.296) et son travail délirant lui permet de reconstruire un univers tel qu’il puisse de nouveau y vivre (16).

Le processus de guérison [ le délire]… ramène la libido aux personnes mêmes qu’elle avait délaissées…par la voie de la projection .

Freud conclut : ce qui a été aboli au dedans revient du dehors (16).

*******

Cette conclusion freudienne est proche de la formulation lacanienne : ce qui est refusé dans l’ordre symbolique resurgit dans le réel (17). Lacan reprend le texte de Freud sur la « Verneinung » ( 1925), texte qu’il qualifie de « fulgurant »et il en retire ceci :

Il faut admettre derrière le processus de verbalisation, une bejahung primordiale, une admission dans le symbolique(18)…il y a un moment qui est… l’origine de la symbolisation…Il faut à la symbolisation, un commencement.

A tout moment du développement peut se produire…le contraire de la bejahung, une verneinung en quelque sorte primitive(19)…[une dénégation] …; toute la suite du développement du sujet montre qu’il n’en veut rien savoir au sens du refoulé(18).

La bejahung elle-même peut faire défaut…Freud admet un phénomène d’exclusion …la verwerfung…Tout ce qui est refusé dans l’ordre symbolique au sens de la verwerfung, reparaît dans le réel (18).

Lacan adoptera définitivement, à la fin du Séminaire III, le terme de forclusion pour traduire le concept freudien de verwerfung.

 

Symbolisation primordiale ou forclusion : le destin du sujet en dépend…

Lacan s’intéresse à la psychose dans la perspective freudienne[où]l’homme, c’est le sujet torturé par le langage (20)…Si le névrosé habite le langage, le psychotique est habité, possédé, par le langage(21). Lacan dira aussi que le psychotique est un martyr( au sens d’être témoin)de l’inconscient (22).

Il inscrit ainsila psychose dans le champ structuré du langage et de la parole,du rapport au signifiant, « enla spécifiantcomme absence de métaphore » selon l’ expression de Colette Soler, par rapport au symptôme névrotique défini comme métaphore.

Quelles sont les conséquences dans chaque cas ?

 

Le livre de Colette Soler « L’Inconscient à ciel ouvert de la psychose » donne un éclairage dont je vais me servir.

 

-Les effets de la métaphore :

« La métaphore est une fonction du signifiant (S) : celui-ciinduit des effets de signifié (s).[Le rapport s’écrit S/s]. En substituant un signifiant à un autre qu’elle refoule, la métaphore fait surgir au niveau du signifié, un effet de signification qui n’existait pas » ( C.Soler, p.13).

Le symptôme en tant que métaphore, arrête le glissement du signifié sous le signifiant (III, p.296). C’est l’ effet « point de capiton »dont Lacan nous parle comme du point de convergence qui permet de situer rétroactivement etprospectivementtout ce qui se passe dans le discours(III, p.304). Il fixe la signification.

« Dans la clinique du sujet, écrit C.soler, ce n’est pas toute métaphore qui nous intéresse… C’est celle qui vient fixer la signification de l’être de vivant du sujet et de son sexe (p.198)…[il s’agit de la métaphore paternelle] qui en substituant le Nom du Père (signifiant du père) au Désir de la Mère , fait venir à la place du signifié x , la signification du phallus »(p.199).

« Le x comme signifié du désir de la mère, marque aussi bien la place première où le sujet est appelé, en tant qu’il est d’abord produit comme objet , enfant désiré... Par l’effet métaphorique… ce x vient à se spécifier comme signification phallique »(C.Soler, p.13).

« Cet effet de capitonnage… donne au sujet signification phallique…, introduisant la dialectique phallique au niveaudu premier couple spéculaire du stade du miroir »(C.S. p.199 et 200). Le sujet entre alors dans un « processus d’ historisation ».

Dans l’article des Ecrits « Du trieb de Freud », Lacandonne la mesure de l’efficace du signifiant du père :

c’estgrâce au Nom du Père que l’homme ne reste plus attaché au service sexuel de la mère, que l’agression contre le père est au principe de la loi, et que la loi est au service du désir qu’elle institue par l’interdiction de l’inceste ( Ecrits, p.852).

 

-Le défaut de métaphore : une absence d’effet de capitonnage.

Revenant à Schreber, C.Soler constate qu’ « il fait un usage du signifiant qui ne le sépare pas de l’Autre au service sexuel duquel il reste » (p.17).

Avant le déclenchement, ce qui soutient Schreber, c’est une identification par laquelle le sujet assumait le désir de la mère. Le déclenchement est lié à un ébranlement de cette identification. Voici ce que dit Lacan dans « D’une question préliminaire … » :

Le désir de l’enfant trouve à s’identifier au manque- à- être de la mère, …l’identification, quelle qu’ elle soit, par quoile sujet trouve à assumer le désir de la mère, déclenche, d’être ébranlée, la dissolution du trépied imaginaire… c’est dans l’appartement de sa mère où il s’est réfugié, que le sujet a son premier accès de confusion anxieuse avec raptus suicide… faute de pouvoir être le phallus qui manque à la mère, il lui reste la solution d’être la femme qui manque aux hommes. C’est même là le sens de son fantasme … «  qu’il serait beau… »( Ecrits, p.565 & 566).

Le trépied imaginaire, c’est le couple spéculaire et l’Idéal à la place du Nom du Père.

La forclusion du signifiant du père rend impossible la métaphore paternelle et son effet de signification phallique. La forclusion laisse une signification vide ( que le délire comblera).

 

Encore faut-il une cause occasionnelle déclenchante :

Lorsqu’un appel au Nom du Père se produit en fonction des circonstances de la vie – procréation, mort, amour-son défaut est rendu efficient, il est activé.   Un père apparaît dans le réel qui n’a pas son répondant dans le symbolique, provoquant la déstabilisation du sujet.

Voilà ce que dit Lacan : par le trou qu’il ouvre dans le signifié, [le défaut du Nom du Père] amorce la cascade des remaniements du signifiant d’où procède le désastre croissant de l’imaginaire » (23).

 

La métaphore délirante, une solution de compensation :

C.Soler formule ainsi la thèse de Lacan : une métaphore peut en remplacer une autre, comme principe de stabilisation (p.204).

Le travail du délire obtient un résultat de suppléance par la transformation de Schreber en femme de Dieu.

L’idéal vient en place de Nom du Père et la signification de féminisation à la place de la signification phallique (p.204).

 

 

Réel et Symbolique :

Dix ans après le séminaire sur les Psychoses, dans sa Présentation des «  Mémoires d’un névropathe », Lacan réarticule la problématique de la psychose à la jouissance, qui est du registre du réel.

C.Soler développe cette seconde approche lacaniennede la psychose (p 205 et suivantes).

Schreber est le vivant dont Dieu jouit…Il est le support de la jouissance de l’Autre, comme objet.

La jouissance est donc localisée au lieu de l’Autre.

C’est l’inverse de ce qui se passe dans la névrose où, par l’opération de la métaphore paternelle, la jouissance est éjectée du lieu de l’Autre. Le sujet identifie, par le phallus, son être de vivant, dans l’imaginaire, pour l’Autre.

Schreber n’est pas identifié par le phallus…pour être le phallus, il est voué à devenir femme(p.207).

 

Elle indique ce qu’apporte, au niveau d’une stabilisation,l’approche de la psychose par le biais de la jouissance :

Cela « permet de voir un autre aspect de ces suppléances que leur aspect signifiant : celui qui consiste à opérer une restriction sur la jouissance, ou un localisation…Cela correspond finalement à ce qui, dans la clinique psychiatrique, est abordé comme délire partiel… C’est visible chez Schreber : au début du délire on a un sujet qui baigne dans la jouissance…A la fin, il a réussi à la localiser …dans le cadre de son fantasme de copulation avec Dieu… elle est réservée, comme il le précise, aux moments de solitude »(p.18)

 

********* 

La clinique infantile de la psychose :

Face à un enfant, le repérage structural de la psychose pose des difficultés spécifiques car l’inconscient « à ciel ouvert » peut être confondu avec des manifestations infantiles particulièresmais néanmoins symptomatiques de la névrose infantile , dans les trois registres R S I.

 

L’article de Martine Ménès ( L’ Enfant et le Psychanalyste ) paru dans la Revue des Collèges Cliniquesdu Champ Lacanien, consacrée à «  L’Abord Psychanalytique des psychoses », répertorie ces phénomènes pour lesquels le diagnostic différentiel demande une certaine prudence.

Voici , avec son expérience, ce qu’elle note :

 

-Dans le registre symbolique, au niveau de la langue, l’enfant n’a pas encore un langage stabilisé par l’écrit, ce qui permet les glissements de sons et de sens. Il aimeles comptines et les jeux de langue qui peuvent évoquerla ritournelle. Il peut tenir des propos confus ou relevant d’une imagination débordante .On comprend queles troubles du langage ne sont pas un révélateur univoque.

-Dans le registre imaginaire, les phénomènes d’imitation, de collage à l’autre peuventreleverde l’identification immédiate de soutien, ou de l’ aliénation névrotique de l’enfant faible par rapport à un autre, dominant.

-Dans le registre du réel, l’observation des phénomènes de jouissance, surtout lorsqu’ils sont dans l’excès,telles les crises d’agitation, d’excitation débordante … ne suffit pas à établirun diagnostic concernant la structure.

-La nature du transfert , en tant qu’elle révèle la relation du sujet à l’Autre, peut permettre un repérage : le soupçon , la soumission, la provocation évoquent un Autre tout puissant, persécuteur ou sachant tout, partenaire du psychotique.

 

La preuve par l’absence :

Devant la difficulté du diagnostic différentiel, Martine Ménès cherche la preuve par l’absence ou par la présence des manifestations de la névrose infantile, rejoignant ainsi Lacan lorsqu’il affirme qu’ « une névrose sans oedipe, ça n’existe pas »(Livre III, p.227).

 

-Pour ne plus être dans la position d’objet comblant pour la mère, il faut que l’enfant ait repéré le manque maternel :reste-il attaché au service sexuel de la mère ?

-Devant l’incomplétude maternelle, devant le traumatisme du complexe de castration, comment apparaît le père ? ou ses substituts, le loup, l’ogre, …agents possible de la castration.

-Au niveau des manifestations du complexe d’Œdipe , comment se manifeste la culpabilité liée à l’intériorisation de la loi ? Elle est à repérer, car sa présence permet de différencier un attachement exclusifà la mère qu’aucune autre présence , même celle du père , ne réussit à entamer, d’une position oedipienne authentique.

 

Ce repérage permettra à l’analyste d’orienter la direction de la cure,  « avec et pour l’enfant » dit Martine Ménès. Devant la psychose, il s’agira « d’un travail orienté par un souci de cadrage de la jouissance dans la perspective d’une certaine pacification grâce à une formation de suppléance ».

 

***********

 

 Conclusion

 

En guise de conclusion provisoire, je dirai que l’inconscient à ciel ouvert de la psychose a mis au travail Freud, Lacan et quelquesautres à leur suite.

Là où, dans le délire de Schreber , Freud repère le scénario infantile du complexe paternel, Lacan lui donne une causalité signifiante, liée au signifiant du père, forclos : défaut de métaphore paternelle , dit-il.

Là où, du sentiment de fin du monde et du délire des grandeurs, Freud déduit une régression pulsionnelle de la libido au stade narcissique, Lacan fera ré- intervenir dans sa deuxième approche du phénomène psychotique, le pulsionnel en tant que jouissance, comme jouissance du réel, hors-sens, qu’il placera par la suitedans sa formalisation du nœud borroméen.

Opérer sur la jouissance une restriction, une localisation, un cadrage, par le biais d’une formation de suppléance,telle est la perspective pacificatrice envisageablepour orienter tout traitement de la psychose.

 

 

Lina PUIG.

 

 

 

Notes

1-Lacan, Le Séminaire livre III,Seuil, 1981, p.71 / 2-Freud, Le Président Schreber, in Cinq Psychanalyses, PUF, 1977, p.264/3-Ibidem, p.263 / 4-Lacan, Séminaire III, p.189 / 5-Ibidem, p.64 / 6-Ibidem, p.309 / 7-Freud, Le Président Schreber, p.302 /

8-Ibid., p.290-291 / 9-Ibid., p.295 / 10-Ibid., p.303 / 11-Ibid., p.305 / 12-Ibid., p.311 /13-Ibid., p.314 / 14-Ibid., p.316 / 15-Ibid., p.295/ 16- Ibid., p.315 / 17-Lacan, III, p. 22 / 18- III, p.21 /19- III, p.58 / 20- III, p.276 / 21- III, p.284 / 22- III, p.149 / 23- III, p.202

 

 

 

Bibliographie :

Freud : Le président Schreber dans « Cinq psychanalyses », P.U.F. 1977

Lacan : Séminaire III, Les Psychoses, Seuil, 1981

Lacan : «  D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Ecrits, Seuil, 1966

Lacan :«  Présentation des Mémoires d’un névropathe », in Autres Ecrits, Seuil, 2001

Colette Soler : « L’Inconscient à ciel ouvert de la psychose », Presses Universitaires du Mirail, 2002

Martine Ménès : « Un trauma bénéfique : la névrose infantile », Editions du Champ Lacanien, 2006

Martine Ménès : « L’enfant et le psychanalyste », article paru dans la Revue des Collèges Cliniques du Champ Lacanien,

n°4, Mars 2005 .

 



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